dessin dune famille avec un coffre fort

Les assurances vie sont-elles imposables en cas de retrait ou succession

Les assurances vie sont partiellement imposables lors d’un retrait ou en cas de succession, selon l’âge du contrat et le montant transmis.


Les assurances vie bénéficient d’un régime fiscal spécifique qui varie selon que le retrait est effectué du vivant de l’assuré ou dans le cadre d’une succession. En cas de retrait, les gains (intérêts et plus-values) sont soumis à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique (PFU) selon l’option choisie, avec des exonérations selon la durée du contrat. En cas de succession, la fiscalité dépend des primes versées avant ou après 70 ans, avec des abattements spécifiques et un taux d’imposition propre.

Nous allons détailler la fiscalité des assurances vie à chaque étape : lors des retraits effectués par le souscripteur et lors du décès de l’assuré. Nous expliquerons comment sont calculés les impôts et prélèvements sociaux sur les gains en cas de rachat, et quelles sont les règles applicables en matière de droits de succession selon l’âge de l’assuré lors des versements des primes. Nous préciserons aussi les conditions d’exonération, les abattements disponibles, ainsi que les différences entre contrats avant et après 8 ans, ou versements avant et après 70 ans. Ce guide vous aidera à comprendre précisément les implications fiscales pour mieux gérer ou transmettre votre assurance vie.

Imposition en cas de retrait sur une assurance vie

Lorsque l’assuré effectue un rachat partiel ou total sur son contrat d’assurance vie, seuls les gains inclus dans le montant retiré sont imposables. Le capital initial, constitué des primes versées, n’est pas imposé. Depuis le 1er janvier 2018, deux options sont proposées :

  • Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % (plus 17,2 % de prélèvements sociaux), soit un total de 30 % sur les gains.
  • Le barème progressif de l’impôt sur le revenu (IR), auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux.

Un abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule (9 200 € pour un couple) s’applique sur les gains issus des retraits effectués après 8 ans de contrat, ce qui peut fortement réduire l’imposition. Avant 8 ans, le prélèvement est plus lourd, autour de 35 %, sauf si le retrait est inférieur à 4600 € (prime totale inférieure à 150 000 €).

Fiscalité en cas de succession et assurance vie

Au décès de l’assuré, le traitement fiscal dépend essentiellement de la date des versements :

  • Les primes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement global de 152 500 € par bénéficiaire. Au-delà, les sommes transmises sont taxées à 20 % puis 31,25 % au-delà de 700 000 €.
  • Les primes versées après 70 ans sont intégrées dans l’actif successoral à hauteur de 30 500 €, au-delà desquels elles sont soumises aux droits de succession classiques selon le lien de parenté.

Les intérêts et plus-values ne sont pas soumis aux droits de succession, seule la valeur nominale des primes est prise en compte.

Comprendre la fiscalité applicable aux retraits partiels d’assurance vie

Les retraits partiels sur un contrat d’assurance vie offrent une grande flexibilité financière, mais ils sont également soumis à une réglementation fiscale spécifique qu’il est crucial de maîtriser. En effet, la fiscalité applicable dépend souvent de la durée du contrat, du montant retiré et de la nature des gains réalisés.

Les différents cas de figure liés aux retraits

  • Contrats de moins de 8 ans : Les gains réalisés lors d’un retrait partiel sont soumis à l’impôt sur le revenu ou à un prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).
  • Contrats de plus de 8 ans : Une fiscalité avantageuse s’applique, notamment un abattement annuel sur les gains retirés.
  • Retrait total : Correspond à la clôture du contrat, avec une fiscalité qui prend en compte les modalités du contrat et l’ancienneté.

Le régime fiscal détaillé

Pour les contrats de moins de 8 ans, les gains (la différence entre le montant total retiré et les sommes versées) peuvent être soumis soit à :

  1. L’impôt sur le revenu selon le barème progressif, si le souscripteur opte pour ce régime.
  2. Le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL) : 35% si le retrait intervient avant 4 ans, 15% entre 4 et 8 ans.

Pour les contrats de plus de 8 ans, un abattement annuel sur les gains de 4 600 € pour une personne seule et 9 200 € pour un couple soumis à imposition commune est applicable. Au-delà, un prélèvement forfaitaire de 7,5% s’applique, en plus des prélèvements sociaux de 17.2%.

Tableau récapitulatif de la fiscalité des retraits partiels

Durée du contratTaux du prélèvement forfaitaireAbattement annuel sur les gainsPrélèvements sociaux
< 4 ans35%Aucun17,2%
Entre 4 et 8 ans15%Aucun17,2%
> 8 ans7,5% au-delà de l’abattement4 600 € (personne seule) / 9 200 € (couple)17,2%

Quelques conseils pratiques pour optimiser la fiscalité

  • Anticiper ses retraits pour bénéficier de l’abattement annuel dès la 8ème année.
  • Échelonner les retraits plutôt que de réaliser un seul retrait important afin de profiter des abattements sur plusieurs années.
  • Choisir entre PFL et imposition selon sa tranche marginale d’imposition pour minimiser la charge fiscale.
  • Considérer les prélèvements sociaux qui s’appliquent systématiquement aux gains, quel que soit le régime fiscal choisi.

Cas concret d’utilisation

Imaginons un souscripteur ayant un contrat d’assurance vie de 10 ans avec des gains de 12 000 € sur un retrait partiel. Grâce à l’abattement de 4 600 € (ou 9 200 € pour un couple), seuls 7 400 € seront soumis au prélèvement forfaitaire de 7,5%, soit 555 € de fiscalité, auxquels s’ajoutent 1 270,40 € au titre des prélèvements sociaux (17,2%). Ce mécanisme rend les retraits partiels particulièrement avantageux sur les contrats anciens.

Questions fréquemment posées

Les retraits effectués sur un contrat d’assurance vie sont-ils toujours imposables ?

Non, les retraits bénéficient d’un abattement annuel. Au-delà, ils sont soumis à un prélèvement forfaitaire ou à l’impôt sur le revenu selon l’option choisie.

Comment sont imposés les gains en cas de retrait avant 8 ans ?

Les gains retirés avant 8 ans sont soumis à un prélèvement forfaitaire dont le taux dépend de la durée du contrat et du montant du retrait.

Quelles sont les règles fiscales en cas de succession sur un contrat d’assurance vie ?

Les sommes versées avant 70 ans bénéficient d’un abattement de 152 500 €, au-delà les capitaux sont imposés selon les règles spécifiques à l’assurance vie.

Les primes versées après 70 ans sont-elles imposées différemment ?

Oui, elles ne bénéficient que d’un abattement global de 30 500 € sur l’ensemble des contrats, puis sont intégrées à la succession pour l’imposition.

Existe-t-il une exonération d’impôt sur les droits de succession pour l’assurance vie ?

Les contrats souscrits avant 70 ans peuvent être exonérés pour une partie, mais au-delà de certains seuils, des droits de succession s’appliquent.

CasImposition des retraitsImposition en cas de successionAbattementParticularités
Retrait avant 8 ansPrélèvement forfaitaire (35%, 15%, ou 7,5%) ou IRN/A4 600 € (célibataires)Abattement annuel sur gains
Retrait après 8 ansPrélèvement forfaitaire réduit (7,5%) ou IRN/A4 600 € (célibataires)Abattement annuel sur gains
Succession avant 70 ansN/ADroits de succession spécifiques assurance vie152 500 € par bénéficiaireExonération partielle des capitaux transmis
Succession après 70 ansN/AIntégration au patrimoine taxable30 500 € globalPrimes après 70 ans intégrées à la succession

Pour toute question complémentaire ou partage d’expérience, n’hésitez pas à laisser vos commentaires ci-dessous. Découvrez aussi nos autres articles sur la fiscalité de l’assurance vie et la gestion de patrimoine sur notre site.

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